L'histoire de CielEther

Publié le : 12/09/2020 16:45:20
Catégories : Lectures et généralités



L’histoire de CielEther

Tout commence en mars 1979 par la naissance d’un enfant dans une famille de classe moyenne très à la campagne où je soupçonne la population de pratiquer encore la consanguinité tant le niveau culturel frôle le zéro absolu. Pour ne pas donner raison à sa belle-mère, ma mère choisie de m’appeler « Marc » au lieu d’« Alexandre ».

Si la numérologie a un fond de vérité, ce jour-là ma mère changea mon destin 

Aussi loin que je me souvienne, je voulais être Merlin l’enchanteur alors que les « copains » (les enfants avec qui vos parents vous forcent à faire semblant d’être heureux) voulaient être pompier, médecin etc.

Évidemment cela creusa un gros écart entre les autres et le garçon bizarre… J’étais un enfant sensible et très empathique donc j’avais tendance à me fermer sur moi-même pour ne pas « subir » les autres ou au contraire à exploser de colère pour les repousser et m’en protéger. Je devenais alors le souffre douleur à l’école… et j’en ai bavé de la maternelle au lycée avec souvent des idées suicidaires.

Arrivé au collège, une activité me sauva la vie : le cirque. Le collège proposait cette activité le mercredi puis organisait une tournée spectacle dans les écoles de la région en fin d’année. J’excellais dans cette discipline au point d’envisager de faire l’école du cirque.

Mais Dieu me traquait et me voulait dans ses rangs. J’étais inscrit sur la liste des enfants devant subir la « confirmation » protestante et donc le catéchisme le mercredi. Dans ma famille il y a peu de croyants mais beaucoup de praticiens de la convention sociale. « Tout le monde fait comme ça ! ». L’église du dimanche sert à voir qui est avec qui, comment s’habille un tel etc. La prière et surtout la foi sont accessoires. En plus, niveau marketing ils ont tout compris, entrée gratuite, sortie payante. De ce jour je me suis mis à haïr Dieu et surtout ses représentants, bras armés d’une puissance vindicative sans fondements.

Contraint et forcé au catéchisme j’étais devenu très bon élève en maths à force de compter les voitures qui passaient devant la salle vu que j’étais à chaque fois mis à la porte. Je posais les questions qui fâchent du style « Pourquoi le mal existe si Dieu est si puissant ? » et le soldat de Dieu (une créature femelle immonde qui était tellement imbue d’elle-même et du pouvoir que lui conférait son poste qu’elle ne supporta pas la contradiction) esquivait à chaque fois mais à force d’insister elle me mettait à la porte. Cela m’allait très bien. Du coup je lisais la Bible pour trouver les failles et chaque semaine je revenais avec une nouvelle question gênante.

L’organisateur de l’atelier de cirque décala du matin à l’après-midi exprès pour que je puisse participer (merci Jean-Luc si tu lis cela !).

Parallèlement à cela, je trouvais un catalogue des éditions Dangles en 1991 (j’avais 12 ans) chez ma tante. Ma famille étant farouchement opposée à tout ce qui est occulte (sauf aux adultères) je devais me procurer ces livres sous le manteau. J’ai déployé des trésors d’ingéniosité pour acheter ces livres avec mon argent de poche. Mais je devais les garder cachés et donc en permanence dans mon sac à dos d’écolier. Merci au petit libraire « Marshall » d’avoir fait tellement d’efforts pour me commander des livres si inhabituels chez lui pour le petit bonhomme que j’étais à l’époque.

C’est ainsi qu’à douze ans je montai mon premier thème astrologique (oui à mon époque ça se faisait à la main !). Je le faisais pour tous les copains du collège qui retournaient leur veste après m’avoir craché dessus. Je tirai les cartes et faisais de la numérologie dans la cour de récréation.

Par la suite les choses se compliquèrent car ma mère découvrit mes livres et au retour du catéchisme socialement obligatoire je dus brûler mes livres sur un bûcher pendant que ma mère et sa sœur prenaient l’apéritif à côté. J’arrachais donc les pages les plus intéressantes des livres et les camouflais avant de brûler le reste. De ce jour il m’est terriblement douloureux de me séparer d’un livre, même mauvais.

En 4e, durant le cours d’art plastique, ma voisine de table me demanda d’aller voir ce que faisait la prof à son bureau. Elle montait des thèmes astrologiques pendant que les élèves devaient intégrer un téléphone dans un décor décalé.

Je suis allé la voir en fin de cours et elle m’a prise comme élève. J’étais donc assis au bureau pendant les heures de cours à faire de l’astrologie.

Message personnel : Madame J. l’homme que vous avez vu il y 10 ans à Jardiland et qui vous a souri en vous remerciant c’était moi pour ce que vous m’avez apporté même vous ne m’avez pas reconnu 

Parallèlement aux arts divinatoires je m’essayai à la magie avec ce que je trouvai donc essentiellement du Papus à l’époque et les Alberts. Je créai des dagydes de cire avec un moule en papier aluminium, des bougies avec des tuyaux de plomberie et du fil de couture, du condensateur de plantes avec une cocotte-minute et un tuyau de cuivre sur la soupape que je refroidissais avec des gants de toilette mouillés…

J’ai eu beaucoup de chance en habitant à côté d’une forêt. Quelques mètres à faire et je pouvais récolter les plantes et bois que je voulais. Je pouvais faire des rituels en pleine nature sans problème. J’aimai tellement les plantes que j’en ai fait mon sujet de « mémoire » au brevet en langue et culture régionale, Les plantes médicinales d’Alsace. Comme je ne savais pas quel sujet traiter j’ai tiré une tache d’encre sur cette question et une sorcière sur son balai est apparue. Uma Mukanda donnait comme définition « femme qui connaît les secrets des plantes pour guérir ». J’y ai mis trop de cœur à l’ouvrage puisque j’ai été accusé de triche par le jury… « C’est papa médecin ou maman pharmacienne qui vous a fait cela ! » Non mon père était chauffeur routier et ma mère femme au foyer…

Puis, sur ordonnance médicale, j’ai été séparé de mon frère. Nous devions faire chambre à part, enfin ! L’un de nous n’aurai pas survécu. Ma mère m’aménagea donc une chambre à la cave entre le vide sanitaire et la chaufferie. Elle fit tout elle-même de ses mains, du sol en contreplaqué recouvert de parquet, aux murs en papier peint et le plafond en crépis. C’était plus grand que l’escalier d’Harry Potter mais j’avais droit aux visites de souris régulièrement en pleine nuit. Donc souvent je me levais la nuit, bougeais le lit pour chasser les souris qui s’infiltraient. Mais tout sauf retourner avec mon frère ! Dans cette cave je fantasmai à tous les livres que je pourrais y cacher.

La chambre étant à la cave, je pouvais sortir quand je voulais et sans que personne ne le sache. Je me suis fait surprendre mais j’ai feint le somnambulisme et ma mère y croit toujours encore (désolé) !

J’en ai donc passé des nuits dehors dans la forêt à chercher les fées et autres esprits. Une nuit de pleine Lune je suis arrivé dans une clairière avec une pierre au centre couverte de mousse. Assis sur cette pierre je regardai le ciel et d’un coup, à mes côtés je vis un faon qui me renifla tranquillement puis qui est reparti tout aussi tranquillement. Ma première expérience mystique.

Durant les vacances scolaires, aidé de quelques complices, nous chassions les fantômes dans les cimetières et les maisons hantées, nous faisions des séances de spiritisme, des rituels d’invocation… Là-dessus j’en aurai des choses à raconter mais c’est ce qui m’a confronté aux mondes des esprits avec tous leurs dangers. J’aime à penser que l’innocence de la jeunesse m’a protégé parce que j’en ai fait des conneries !

Puis il a fallu choisir une voie professionnelle. Mais « Merlin » n’est pas un métier. À l’époque, l’apprentissage (je voulais faire de la cuisine) c’était pour les nuls, donc direction le lycée pour un bac général scientifique… torture quotidienne parce que toujours souffre-douleur mais on monte le level de 10 crans… sauf auprès des filles qui venaient me consulter pour les cartes ou la géomancie (c’est pratique ça se fait n’importe où).

Se passent ainsi les trois années de lycée entre divination, rituélie et préparation de potions, crèmes ou autres produits aux plantes… avec de bonnes doses quotidiennes d’humiliations publiques, harcèlements, violence physique et morale. C’est là que j’ai attrapé cette habitude de récolter les cheveux des gens aussi souvent que je le peux… j’en ai fait des poupées de cire à l’époque mais sans que cela ne fonctionne et pourtant j’y mettais beaucoup de bonne volonté.

Je me dirigeai vers une filiale scientifique, BTS en biotechnologie. J’ai réussi à avoir une chambre dans une résidence universitaire de luxe (mais au même prix que les autres), une bourse qui paierai les frais mais j’étais 76e sur la liste d’attente de l’école. J’annonce à mes parents que dans ce cas je ferai de la psychologie en faculté (l’esprit humain me fascine). Ils m’ont traité de fou parce que dans cette région de consanguins il faut être plus fou que les fous pour les soigner (!!!).

Je décide donc de rater mon bac pour refaire une nouvelle année et augmenter mes notes. Je fais semblant de réviser durant une semaine dans le salon sous la surveillance de ma mère mais en vrai je ne faisais qu’écouter de la musique. Mais en philo le sujet « L’homme est-il fondamentalement mauvais ? » était trop motivant pour être bâclé, comme le sujet en SVT « l’évolution de l’homme »… du coup j’ai eu mon bac quand même… pffff

Donc rendez-vous avec le proviseur pour lui demander de m’accepter en terminal malgré mon Bac. Je me souviendrai toujours de son regard et de sa réponse mains croisées : « Monsieur Neu, ne croyez-vous pas que votre place serait plus utile à quelqu’un qui a raté son Bac ? »

Et c’est comme cela que je me suis retrouvé en BEP cuisine à 19 ans parce que j’aimai cuisiner. Quand on a 19 ans et qu’on est en classe avec des ados de 15 ans, ça fait bizarre. Quand arrive le premier test de mathématiques avec un gâteau coupé en 4 et l’énoncé demande combien de quart de gâteau il y a, je me suis dit que les deux ans allaient être très longs !

Mais les résultats des tests ont été remarqués par la direction et j’ai été placé dans une section spéciale pour les personnes dans mon cas. Donc avec le Bac qui est de niveau supérieur au BEP j’ai été dispensé de toutes les matières générales (20h sur les 40h de cours). J’étais dispensé de sport à l’année, donc encore 4h de plus de libre dans la semaine. Les semaines de cours je passais donc 24h au CDI…

Là je tirai les cartes à tout le monde jusqu’à ce que la responsable m’attrape. Mais moyennant une séance elle ferma les yeux. Et enfin même les professeurs venaient se faire tirer les cartes.

L’apprentissage c’est génial… parce qu’on est payé et souvent séparé de sa famille ! Mais il faut trouver le bon patron. Et moi j’avais un dictateur (comme souvent) pervers. J’ai tenu 6 mois puis j’ai demandé à changer mais pas possible sinon il perdait une prime. J’ai alors fait un rituel très simple et 15 jours après j’avais le patron parfait !

J’étais hébergé chez mon maître d’apprentissage donc je pouvais acheter les livres que je voulais, c’était une ville thermale donc tout fermait à 21h et je pouvais aller dans ma chambre pour faire des rituels (l’autel en carton et la nappe en taie d’oreiller) ou sur internet (à ses tout débuts) dans des forums de voyance pour proposer des consultations gratuites pour m’entraîner.

BEP en poche je remets le couvert avec un BEP de serveur mais cette fois en accéléré donc en une année au lieu de deux. Comme pour le précédent BEP j’ai eu mention très bien, félicitations du jury, montée sur scène etc.. pour que l’école puisse mettre en avant ses compétences et justifier ses prix.

Là je me fais remarquer et suis recruté dans une grande maison Suisse dans une station de ski. Je refuse leur proposition. Ils sont revenus quinze jours après me dérouler le tapis rouge en doublant pratiquement mon salaire, chalet privé, blanchisserie et pas de partage du pourboire. Là j’ai dit ok pour une saison car je voulais me payer une formation en naturopathie.

Je partis donc pour m’isoler en Suisse dans un paysage à couper le souffle, où les forces de la nature sont tellement puissantes que tous mes sens subtils étaient en éveil permanent. C’est là-bas que j’ai eu ma seconde expérience mystique en rencontrant mon animal totem.

Un jour, seul à une table de restaurant, je lisais un livre d’astrologie moderne qui disait « l’astrologue est heureux lorsqu’il se trompe ! C’est que son consultant a évolué au-delà de l’emprise des astres ». Ben voyons ! Devant cet étalage de conneries, je décidais de creuser dans les textes anciens. Ces astrologues-là n’avaient pas l’opportunité de se tromper deux fois de suite sans perdre la tête. Mais pour l’heure, en Suisse j’étais coincé. J’en ai donc profité pour développer un tableau Excel calculant les directions primaires (technique astrologique).

En Suisse je ne sortais pas, ne skiais pas et ne buvais pas. Mais quand j’ai vu que le pourboire doublait mon salaire j’en ai profité pour avoir une vie normale. Une semaine après mon arrivée, le chef de cuisine et la responsable de salle sont partis ouvrir leur propre restaurant en emportant le fichier client de l’hôtel. Me voilà propulsé responsable de salle. Le patron, un homme formidable qui faisait trop confiance aux gens, me format à la sommellerie. La journée il s’occupait de sa femme mourante et le soir il venait faire le service avant de retourner au chevet de sa femme. Je n’ai que de l’admiration pour cet homme incroyable.

Puis le soir, après minuit, toutes les équipes des hôtels et restaurants de la station sortent dans les bars et discothèques. J’ai appris à boire la Tequila paf là-bas… et après un soir où j’ai compris pourquoi « paf », j’ai sorti mon jeu et proposé des tirages aux gens du bar (mais ce souvenir reste flou).

Le lendemain soir, le barman m’avait installé une table au fond de la salle et pris des rendez-vous pour moi (je n’ai rien demandé). À 22 ans je répondais à des questions engageant des fonds d’investissements et ce genre d’affaires. Puis venaient leurs épouses pour demander si leur mari découvrira leurs infidélités ou demander la qualité d’un amant potentiel.

Là j’ai pris peur et j’ai tout arrêté, je suis rentré en France, me suis inscrit dans l’école de naturopathie, j’avais un boulot compatible avec les horaires de l’école mais impossible de trouver un logement. Le directeur de l’école me proposa un deal, je m’installe chez ses parents et les aide à faire le jardin. Ok mais ce sont des agriculteurs et le jardin ce sont des champs !

Donc je rentre chez ma mère qui entre-temps a divorcé (c’est toujours bien de quitter un pervers narcissique violent). J’ai fait un rituel dans sa cave pour trouver du boulot. Le lendemain je prends le journal local, l’ouvre aux pages petites annonces et pointe au hasard. Une boutique bio cherchait un cuisinier et un sommelier. Entretien dans la journée, début du boulot semaine suivante. Installation dans mon premier appartement, j’étais devenu Strasbourgeois.

La spiritualité a toujours occupé une grande place dans ma vie. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une pratique magique.

Je suis passé par différents mouvements initiatiques pour apprendre que l’ego est toujours présent, même dans les sociétés initiatiques les plus anciennes ou les plus « spirituelles ». Devant cet étalage de l’ego mal placé je décidais de me retirer et d’évoluer seul, avec comme compagnons les maîtres d’antan (dont Cornelius Agrippa qui reste ma référence).

Mais, durant cette période de mainmise maçonnique, la loge décide d’inviter Denis Labouré pour un séminaire. Comme j’avais du temps libre, j’ai proposé de l’accueillir à son train et de le véhiculer. Le premier soir je l’ai emmené dans une très grande enseigne du tourisme gastronomique de Strasbourg… 1000 couverts par jour. Denis commande de la tête de veau et moi tout fier je lui demande ce qu’il pense des directions primaires en astrologie (j’avais fini mon tableau Excel !). Il me répond « ça dépend de quoi on parle ! ». Il retire sa tête de veau et commence à dessiner sur la nappe. J’ai pris la claque du siècle… je pensais avoir tout compris et je réalisai, là devant une tête de veau, que je ne savais rien. Deux solutions s’offraient à moi, l’un de nous deux est forcément un con. Je décidais que c’était moi et ai repris toutes mes bases avec lui.

Il savait que j’avais illustré un Tarot et me demandais si je serais intéressé par l’illustration de ses livres. C’est comme ça qu’a commencé notre collaboration en 2005 si ma mémoire est bonne.

Ce tarot était arrivé dans le top 5 des sélections de France cartes à l’époque mais il n’a pas franchi l’étape finale. J’ai eu ma première déception avec la lettre de refus. Je devrais plutôt dire la « seule » déception puisque depuis les éditeurs ont pris l’habitude de ne pas répondre, se cachant derrière l’excès de travail… comme cela ils ne se mouillent pas et ne se mettent pas à dos des potentiels auteurs etc. Il y a même des éditeurs qui n’ouvrent pas les courriers de manuscrits et pour les plus respectueux (ou malins) d’entre-deux, les mettent à la cave pour les retrouver au besoin (c’est du vu, pas de la suspicion).

Fréquenter Denis c’est apprendre à voir la vie sous un autre angle. C’est voir l’ésotérisme par le prisme de ceux qui l’ont réellement pratiqué et étudié, pas par les pseudo-auteurs new age de l’époque moderne. Je me suis rendu compte de ma culpabilité engendrée par la religion chrétienne. C’est le fil qui me retenait la patte en arrière. Une fois réellement sorti de cet endoctrinement, ma forme de magie a pu s’épanouir pleinement.

Celle-ci se base sur les analogies planétaires et la conception du monde des Anciens. Elle est donc à mi-cheval entre le Paganisme pour l’aspect « variation de la lumière annuelle » et la magie cérémonielle pour toute la mise en scène et les analogies qu’elle véhicule.

Fin 2005 je changeai de travail, le patron étant une ordure des bas-fonds de l’humanité (sa femme est la comptable et sa maîtresse la responsable de la boutique avec des bureaux côte à côte) malgré son appartenance au mouvement anthroposophique soi-disant respectueux de l’humain. Il m’expliqua un jour être d’un niveau trop supérieur aux clients donc il préféra s’abaisser jusqu’à moi (ce qui lui demandai moins de travail) pour que moi j’aille parler avec les « gens ». Je suis donc devenu commercial pour une entreprise de compléments alimentaires, les premiers à avoir importé du sel de l’Himalaya en commerce responsable. Ils ont fondé une association d’aide aux enfants indiens, les reçoivent en vacances en France et reversent un partie des bénéfices à l’association. Des gens comme on en rencontre peu. Si vous aimez les gens avec de vraies valeurs : www.ecoidees.com/ Un grand merci à vous pour m’avoir permis de rebondir et simplement pour être qui vous êtes !

En 2006 je fondais une association pour développer l’astrologie en consultation et en formations. Je faisais alors beaucoup de salons de la voyance et du bien-être… là aussi les coulisses ce n’est vraiment pas beau à voir.

Pendant toute cette période je découvrais aussi les mouvements initiatiques, je vis la rose, l’épée, l’acacia etc. j’en ai fait des mouvements et des rencontres au buffet de l’ego. Après des années de bons et loyaux services en qualité de premier surveillant je me suis permis de râler quand le maître de cérémonie tournait à l’envers autour de l’autel en répétant pour une initiation. Je trouvai déjà bizarre qu’il s’autoproclame Hiérophante à vie… j’ai fait part de mes doléances aux autres membres et fus convoqué devant un tribunal maçonnique. Je les ai envoyés se faire f…. et décidait d’arrêter toutes activités initiatiques de groupe (parce que dans les autres ce n’était pas mieux… un Vénérable qui clos la séance en disant « et vive le pinot noir » ce n’est pas très initiatique).

Le Hiérophante m’envoya un message de bonne chance « car tu en auras besoin… ». Depuis impossible de trouver du travail. Je traversai alors toute la France et suis passé par les mains d’un exorciste qui coupa tous les liens égrégoriques avec les groupes initiatiques. Le lendemain j’avais du travail. Donc maintenant quand quelqu’un m’appelle « mon frère » je lui rappelle l’histoire de Caïn et Abel ou que j’ai une ordonnance médicale de mon enfance pour me séparer de mon frère !

En 2007 je changeais donc de travail pour devenir assistant funéraire, c’est-à-dire organiser les obsèques. La période était difficile mais m’a appris énormément de choses sur ce monde mais aussi sur les autres.

J’ai vécu des expériences initiatiques merveilleuses, extraordinaires et d’autres terrifiantes dans ce travail mais c’est là que mes croyances en ésotérisme ont trouvé leurs fondations. Plus rien ne me détournera de cette voie.

En 2008 je franchis le pas et je prends un congé pour création d’entreprise puis me retrouve à l’hôpital deux jours après. Commence alors un long périple de spécialiste en spécialiste, d’hôpitaux en cliniques etc. avec toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Plus de boulot, santé fragile, un enfant en bas âge et un crédit à rembourser.

Et pour bien faire les choses j’ai ouvert deux entreprises, l’une pour les services, donc consultations, séminaires etc., et l’autre pour de la vente de produits. J’avais fait une étude de marché pour un concept de soirée « Tupperware » du bien-être. Une personne organise une soirée avec la famille ou les amis, je viens faire une analyse iridologique de leurs besoins et propose de commander les compléments alimentaires qu’il leur fallait. L’étude de marché était très bonne en termes de résultats mais je voulais des produits spéciaux. Je contactais alors un spagyriste pour lui proposer un partenariat. Cela lui convenait très bien car il mendiait un mi-temps à l’époque, son activité d’écrivain ne suffisant pas à nourrir sa famille. Mais renseignements pris, ces produits n’étaient pas légalement vendables donc je ne pouvais pas donner suite. Aujourd’hui il s’en sort bien. Mais son niveau de vie est visiblement proportionnel à son ego. Comme quoi l’inflation de l’ego semble être une composante importante de l’équation de la réussite. Une leçon pour moi : même hors des groupes on peut tomber sur de vils manipulateurs.

Puis la fiscalité s’en est mêlée et en résumé il valait mieux n’avoir qu’une seule entreprise. Je gardais donc celle pour les consultations.

J’enchaîne les salons et les conférences pour décrocher des consultations. Tout se passe bien mais dans un F3 il y a deux chambres et un salon. Les deux chambres sont pour nous les parents et Ambre notre fille. Donc tous les matins j’amenai Ambre chez la nounou, sortais son lit et tous ses jouets de sa chambre et transformait le lieu en bureau pour recevoir les consultations.

Le soir on inverse le mouvement…

Je continuais à me former dans différentes disciplines thérapeutiques, magiques ou divinatoires. Je rencontrais de « grands maîtres » ou faisais des formations à 300 personnes avec le formateur sur un écran géant qui dispensait l’initiation à distance… Un autre guérisseur proposait à une amie d’être « le moule » de son enfant. Le monde de l’éso-spiritualité était déjà malade à l’époque (et ça ne s’est pas arrangé).

Entre-temps j’écrivais des articles pour différents magazines de voyance en plus des consultations et des salons. Je me suis même essayé aux plateformes de voyance (attention, grosses arnaques !!!) mais j’étais trop rapide et ils ne gagnaient pas assez avec moi.

En 2009 j’apprends qu’un de ces magazines est à vendre ou allait fermer. J’en parle avec Denis et mon comptable, nous étudions les chiffres, le fonctionnement d’une revue etc. Finalement, un peu à contrecœur nous renonçons au projet en sachant que cela condamnera la revue mais le risque financier était trop élevé. Je lisais déjà cette revue en cachette durant mon adolescence et ça me brisait le cœur de la voir disparaître mais la raison prévalait sur la passion.

Denis me dit alors que si je suis intéressé nous pourrions éditer un cours d’astrologie et le diffuser. Nous avons donc fondé les bases du partenariat. En 2010 nous officialisons la structure sous le terme « Éditions Spiritualité Occidentale ».

Et me voilà avec quand même deux entreprises à gérer… mon cabinet qui se développe et les éditions qui ne partent de rien, comme un pari fou lancé avec la vie.

Avec le développement des affaires et Ambre qui grandissait, l’appartement devenait trop petit. Il fallait déménager mais vu les prix de l’immobilier à Strasbourg il a fallu s’éloigner… beaucoup. Et nous voilà de retour dans ma bonne vieille région de naissance où on ne vous fait visiter les terrains que si vous montrez patte blanche. La première question que m’a posée la mairie en arrivant (sur rendez-vous) c’est « Mais vous êtes qui ? »… petit blanc puis je réponds par le sésame magique « Le fils de Martine ». Nous avions passé le test et donc le droit de rejoindre cette petite communauté.

Une fois installés, les problèmes commencent avec le pasteur du village. Une amie me prévient qu’une pétition circule sur moi à cause du pasteur qui me reproche de vider son église… alors que personne du village ne venait consulter.

J’appelle le pasteur qui nie en bloc mais ne peux pas me rencontrer parce qu’il visite les malades avant Noël. Pas de bol pour lui, mon grand-père décède et c’est lui qui fait la messe, je suis donc assis au premier rang, il va bien falloir qu’il me parle. Durant son « show » il annonce en me regardant que personne ne peut prédire l’avenir… Bon, tout le monde savait qu’il racontait n’importe quoi. Juste avant il disait que la femme de mon grand-père l’a toujours aimé. Heureusement qu’il n’a pas donné toute la liste des gens qu’elle a aimée pendant sa vie conjugale sinon nous y serions encore.

Sorti de l’église je prends rendez-vous avec lui et il continue de nier… C’est un saint homme (au fils alcoolique et drogué) prêchant la bonne parole de Jésus venant racheter nos fautes pour éviter le courroux de Dieu. Personnellement je préfère finir en enfer avec des gens de bonne volonté qu’au paradis chapeauté par un Dieu comme ça ! Après une longue discussion sur la Bible (pas de bol je connais mes classiques) nous parvenons à un accord de non-agression mutuelle.

15 jours après, un flyer dans ma boîte aux lettres… il a organisé un grand rassemblement intercommunautaire autour d’un prédicateur qui œuvre en Afrique à la conversion des peuples « primitifs ». Son argumentaire : Seul Dieu connaît votre avenir, celui qui prétend le contraire est un arnaqueur mais s’il y arrive c’est qu’il est guidé par le diable (si cela vous rappelle l’inquisition c’est sûrement que vous êtes paranoïaque). Il mit un petit mot personnalisé m’invitant à venir défendre mon point de vue…

En échange j’ai fait renaître la tradition d’Halloween dans son village. La première année nous étions 5 enfants. La dernière ce sont plusieurs groupes, donc des dizaines de jeunes qui sonnaient aux portes promettant un mauvais sort… et en se faisant un grand plaisir d’aller sonner à la porte du pasteur.

La maison de l’époque se prêtait bien aux consultations mais aussi aux formations. J’en ai donné beaucoup et de nombreuses personnes ont défilés dans ce village perdu, parfois en venant de très loin. Je considère que j’ai contribué à l’éclat du village (rires).

L’une des formations exigeait un pendule particulier. Je cherchais donc un artisan capable de me le faire pour le vendre aux participants. Je lui proposais de me les fournir à prix coûtant pour les formations mais que lui aurait l’exclusivité de les vendre via sa boutique et ses salons. Il me présente le prototype mais veux changer l’accord parce qu’il ne saura pas le vendre. Je décidais donc d’apprendre un nouveau métier et de faire mes pendules moi-même. Mon activité d’artisanat venait de naître. La mise en place de mon premier site internet aussi (une horreur vue d’aujourd’hui).

Mais pour lancer un site internet il faut un nom. J’en ai passé des nuits à réfléchir à un nom… je me disais que si ça se trouve ça allait marcher et que je ne pourrais plus changer donc il fallait le nom définitif de suite. Puis, comme une muse me soufflant à l’oreille, je me rends compte que je regarde le ciel et je fais de la thérapie… Ciel et Thérapie, Ciel et Thér, Ciel et Terre puis Ciel ether pour devenir CielEther.

Une fois équipé du matériel je développe d’autres produits du même style. Mais je ne voulais pas juste créer des produits, je voulais créer des objets magiques… comme le Merlin de mon enfance.

Grâce à l’astrologie j’ai pu plonger la tête la première dans le concept des sphères planétaires des Anciens et ma vision du monde en a été bouleversée.

Ma pratique astrologique et l’approche de la consultation ont subi la même révolution. Je lâchais tous les calculs pour me concentrer sur ce qui est important, l’astrologue et son rapport aux mondes.

De là, je mis en pratique l’astrologie dans la matière en expérimentant l’alchimie et les opérations des corps célestes sur la matière. Ce fut une période fascinante bouleversant également ma pratique magique mais aussi la manière de créer quelque chose.

Pour chaque objet je mêlai (et toujours encore) l’astrologie, l’alchimie et la magie.

La spiritualité a toujours occupé une grande place dans ma vie. Celle-ci se basant sur les analogies planétaires et la conception du monde des Anciens, elle est donc à mi-cheval entre la Paganisme pour l’aspect « variation de la lumière annuelle » et la magie cérémonielle pour toute la mise en scène et les analogies qu’elle véhicule.

Mes petites productions plaisaient donc j’enchaînais les créations jusqu’à ce que fiscalement se pose le problème du rapport service/vente. Je devais donc passer sous une autre forme fiscale, la SARL est alors née. Mais comme les consultants avaient pris l’habitude de mettre mon nom sur les chèques des consultations, j’ai décidé d’appeler la société Marc NEU, comme cela ça ne changera rien à leurs habitudes. CielEther est donc devenu la marque commerciale (déposée) de la société Marc Neu SARL.

Passons de l’autre côté de la barrière. Voyons cette période par les yeux de ma femme, Julie. Pour assurer ou rassurer notre avenir financier, elle a conservé son travail à Illkirch (après Strasbourg). Elle faisait donc 2h de route le matin et 2h de route le soir malgré les bouchons et cela tous les jours car cette entreprise fait tellement confiance à ses employés qu’elle interdit le télétravail.

Elle ne voyait pas grandir Ambre et moi je la portai à bout de bras. Ambre était donc toujours avec moi et côtoya la magie et la divination depuis tout bébé. Quand la nounou la tenait dans ses bras elle prenait les clés au-dessus de la tête de la nounou en les tournant et en disant « oui » « non ». Donc je m’occupais d’Ambre en plus des deux entreprises et des bonnes relations avec le voisinage. Pour leur montrer qu’il ne faut pas trop me chercher j’ai dû faire quelques démonstrations de forces (magiques) mais le message était passé. Mais le pire c’est qu’à 50m de la maison se trouvait une guérisseuse new âge parfaitement intégrée malgré les discours loufoques du style « vous avez mal au ventre parce que votre jumeau vous l’a mangé dans le ventre de votre mère… » mais comme elle va à l’église tous les dimanches… Enfin vous voyez ce que je veux dire.

Après six ans de ce traitement nous avons décidé de revenir vers la ville. Ou dans un environnement qui compte plus d’humains que de vaches (même si dans le village beaucoup d’humains étaient des vaches !).

Mais les prix de l’immobilier ont encore augmenté. J’ai donc trouvé un bien dans une zone industrielle que nous aurions pu convertir en pro/perso. Après des recherches approfondîtes, des erreurs de notaires que j’ai trouvés (mais comment ai-je pu mettre en doute un notaire !), des erreurs avec la copropriété etc. nous signons pour l’achat. Avec un petit coup de magie notre maison s’est vendue en une semaine.

Tout était donc prêt, l’école d’Ambre prévenu, le changement fait etc. Le jour de la signature chez le notaire les vendeurs nous font un refus de vente. Nous achetons en perso et ils vendent en pro donc ils doivent payer la TVA. Ce sont des Chinois et ont invoqué le « je n’ai pas compris ce que j’ai signé » alors qu’ils ont 5 entreprises en France… Bref en 15 jours il a fallu réorganiser le déménagement, trouver une maison à louer acceptant les pros, faire les démarches pour l’école, les démarches internet, administratives etc.

Après bien des péripéties, Cielether s’installe donc à Ostwald, commune limitrophe de Strasbourg séparée uniquement par un panneau mais proche du travail de Julie, juste récompense après ces années de sacrifice. Les voisins sont sympas d’un côté, asociaux de l’autre, la propriétaire est une petite mamie sympa et le tout est géré par une agence immobilière.

La cave était grande donc j’ai pu continuer à développer les produits mais j’ai arrêté les consultations pour une histoire d’assurance. Je n’en faisais plus que quelques-unes par téléphone pour les « anciens ». L’évolution de Cielether vers la forme boutique semblait se dessiner naturellement.

J’étais en partenariat avec un site internet qui proposait mes produits en dépôt-vente. Une femme totalement folle mais pour une raison que je ne comprends a pignon sur rue malgré les âneries qu’elle raconte. Un jour je reçois un mail « je change de structure donc je te renvoie ta marchandise en espérant que tu comprennes ». Et elle m’envoie la marchandise sans précautions, jetée dans deux cartons, plus de la moitié à jeter à la poubelle. De ce jour j’ai décidé de me débrouiller seul, sans compter sur les anges, et de mettre un cran de plus pour la boutique.

Depuis, la gestion des deux entreprises, la fabrication d’élixirs alchimiques (non alimentaires), d’outils magiques et les formations occupent tout mon emploi du temps J. Heureusement, ma femme et ma fille comprennent et me soutiennent dans ces activités.

Le petit reste de temps « libre » est consacré à l’écriture et à ma seconde entreprise en partenariat avec Denis Labouré. Partant de rien il nous a fallu tout apprendre et surtout tout faire nous-mêmes, écriture, corrections, mises en page, impressions, déclarations, stockage des livres, préparation des envois etc.

Heureusement, Denis a l’habitude de ce milieu depuis trois décennies. Il a publié dans de grandes maisons d’éditions comme dans les petites. Il connaît les pièges à éviter. Mais écrire et éditer ce n’est pas pareil. Il ne m’avait pas préparé à tout parce que j’ai fais les frais des caprices et mensonges d’un éditeur… Mais cela n’arrivera plus. L’avantage de se prendre une porte au visage, même présentée avec des fleurs, c’est qu’on sait où elle est…

Le monde de l’édition est impitoyable, même quand le discours est mielleux ou flatteur. En choisissant d’évoluer dans ce milieu, Denis et moi avons fait le choix de l’autoédition (alors qu’il se fait éditer depuis 30 ans). Avec le recul, l’autoédition est une très bonne chose. Mais il faut avoir un public et cela implique de se donner à fond pour se faire connaître. Dans le milieu de l’ésotérisme c’est souvent celui qui gueulera le plus fort ou qui écrasera l’autre qui aura raison. Comme ce n’est pas notre style, nous restons discrètement dans notre coin, choisissant volontairement de rester petit et en essayant de faire du bon travail plutôt que de la masse sans intérêt.

Petit à petit nous nous ouvrons aux autres éditeurs, mettons en place des partenariats mais notre volonté n’est pas de grignoter des parts de marché. Juste faire et vendre des livres de qualité, souvent trop techniques pour être diffusés au grand public.

Enfin, en 2016 nous déménageons dans la même commune, dans une maison avec une grande cave et du terrain (abrité des regards). Je peux me lâcher niveau production et surtout développer de nouveaux moyens de produire. Je peux faire fermenter de la terre, faire des trempages de bois sous pression dans des élixirs, exposer des produits dehors aux rayonnements célestes etc. Dans cette maison ma pratique devient plus profonde, comme une perception différente de la réalité.

Une création répond toujours à un besoin personnel ou suggéré par un autre. Je ne crée jamais juste pour le processus créatif en lui-même ou pour un besoin financier. Un produit naît d’une demande, d’un manque lors d’une pratique, d’un besoin pour aller plus loin ou plus efficacement durant un rite…

Lorsque la demande ou le besoin est clair, j’y réfléchis longuement, parfois jusqu’à l’obsession. C’est un long temps de recherches. Est-ce que ce produit existe déjà ? Si non pourquoi personne ne l’a-t-il fait ? Si oui comment puis-je l’améliorer ou l’intégrer à mon univers. Puis je pose le projet par écrit. Écrire me permet de passer l’invisible dans la matière, de le concrétiser, d’accoucher de l’Idée. Je note avec précision ce qu’il faut en théorie pour le réaliser. Puis je cherche :

-          les analogies du produit final, de ses composants et des étapes de sa fabrication ;

-          comment combiner les forces célestes et les énergies naturelles dans le produit ;

-          quelles sont les meilleures périodes astrologiques pour chaque étape de la fabrication…

 

Une fois la théorie en place je réalise un prototype qui sera testé dans un cercle restreint avant de le diffuser à un public plus large. Parfois la configuration astrale de la naissance d’un produit le rend unique comme les talismans de Saturne en Capricorne qui ne se reproduit que tous les 30 ans environ. Parfois une nouvelle cuvée d’un produit diffère de la précédente à cause d’un ciel différent. C’est le cas d’Epurel qui demande plusieurs mois de préparation. Comme pour un vin je réalise une cuvée annuelle. Selon les configurations durant les étapes de la fabrication le produit change plus ou moins de couleur finale. Dans tous les cas c’est le ciel qui me donne le rythme de fabrication.

Côté organisation matérielle je navigue entre plusieurs espaces de création car je travaille toujours sur plusieurs projets en même temps (petite tendance hyperactive). J’ai une table de création très lumineuse avec vue sur l’extérieur pour tout ce qui est bijoux, finitions (pendules, baguettes…) et assemblage. Un espace est dédié au travail du bois, un autre à celui de la céramique etc. Je colonise toute la maison malgré ma femme qui lutte pour tenter de me contenir (rires). Enfin vient un espace de pure magie, un temple aux multiples autels pour tout le travail rituélique de charge ou de consécration.

J’y ai donc installé un temple à part, permanent, pour mes autels. Ma spiritualité change complètement, tout comme ma pratique. J’ai de plus en plus envie d’en parler et donc de former, d’enseigner. Mais je dois aussi être raisonnable et faire vivre ma famille. Le marché de la formation est saturé. Organiser des séminaires prend du temps et de l’énergie, je l’ai fait pendant dix et n’ai plus envie de me lancer là-dedans surtout que les autres formateurs ne sont pas tendres avec leurs « concurrents » potentiels, comme si les gens leur appartenaient. J’ai le dos lardé de coups de couteau et assez de bave pour remplir des seaux. Alors les petites guerres d’ego je la leur laisse. J’ai choisi d’écrire plus et uniquement sur ce que je pratique. Si cela ne plaît pas à quelqu’un il pourra revendre le livre ou le cahier. Nous continuerons donc à nous autoéditer et si un livre doit sortir chez un autre éditeur ce sera notre choix réfléchi et volontaire.

L’avenir de CielEther ? Je ne sais pas. Si vous m’avez lu jusque-là vous avez constaté les virages que j’ai pris en quelques années. Donc peut-être que demain j’aurais une forme totalement différente de celle d’aujourd’hui mais toujours pour être présent à votre service, parce que sans vous je ne serais pas là.

Merci à vous tous, amis qui me soutiennent ; clients qui m’encouragent ; étudiants qui me poussent dans mes retranchements avec des questions pertinentes ; chats qui ne savent me montrer que de l’amour ; ennemis qui me forcent à dépasser régulièrement mes limites et enfin à Julie et Ambre qui font de ma vie un petit paradis.

On se donne rendez-vous dans douze ans ?

 

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